omment mettre en pratique une restauration minimale ?

L'accroissement continu du nombre des restaurations pose de façon urgente un double problème :
1° Le manque de temps accordé à l'étude préalable pour chaque intervention.
2° La systématisation des interventions, qui risque de faire oublier le caractère unique de chaque livre d'art.
Il m’ a donc paru essentiel de proposer ici un ensemble de procédures qui mettent les livres d'art de notre patrimoine à l'abri d'interventions hâtives, incontrôlables ou non motivées par les besoins réels de l'œuvre.
D'autre part, la multiplication des travaux et leur rythme précipité tendent à réduire la conservation/restauration à une activité simplement technique, où prédomine l'approche matérielle. C'est oublier que la restauration est d'abord un problème culturel.
J’estime donc urgent de privilégier cette primauté de la dimension de l’objet culturel sur l'approche technicienne.
A titre d'exemple : rectifications ponctuelles à l'endroit des anciennes retouches ou des anciennes consolidations, sans intervention sur le reste du livre.
De préférence à une action directe sur le livre d’art, on privilégie aujourd'hui la qualité de ses conditions de préservation (exposition à la lumière, entretien...) ; cette démarche serait à étendre à son aspect esthétique, afin de résoudre certains problèmes d'apparence sans intervenir sur le livre lui-même.