" Il me semble que jusqu'à ce qu'un homme ait lu tous les livres anciens, il n'a aucune raison de leur préférer les nouveaux " Montesquieu. Les lettres persanes.

On appelle « relier un livre », plier et assembler les feuilles par cahiers, les coudre, et les couvrir de cartons revêtus de cuir, de toile, de papier ou d'autres matériaux... Cette opération exécutée par des relieurs est nécessaire, surtout depuis l'invention de l'imprimerie, pour que nous profitions des connaissances et des richesses que ce bel art nous a procurées. En effet, comment jouirions-nous de nos livres, si nous n'avions la facilité d'en rassembler les feuilles en un seul corps pour prévenir qu'elles ne soient exposées à se perdre et à s’abîmer ? Comment pourrions-nous les placer dans nos bibliothèques ? Enfin, pourrions-nous aisément les transporter hors de nos maisons, pour les confier à d’autres ou pour notre usage et notre agrément ?
On comprend alors qu’un investissement financier est incontournable, quand bien même on ne viserait que le simple nécessaire, le modestement propre, sans souci de recherche et encore moins de magnificence.
Quand il s’agit d’un livre de peu d’importance ne nécessitant pas une reliure luxueuse, on se contente d'en rassembler les feuilles, de les coller ensemble par le dos et de les couvrir d'une feuille de papier bleu ou marbré commun, ce qu'on appelle « brocher ». Cette opération ne permet guère une conservation prolongée du livre. De plus, il faut convenir que les rayonnages des bibliothèques présentent ainsi une esthétique plus ordinaire.